Bienvenue sur le site de votre ONG OGBL SOLIDARITE SYNDICALE !
 Jean-Claude REDING, Président OGBL et vice-président de l'ONG |
Le terme "
globalisation" est malheureusement devenu synonyme de libéralisation à outrance, exploitation des plus faibles et des plus démunis, délocalisation d'emplois vers des pays à faible niveau en termes de revenus et de couverture sociale, voire de conditions de travail inhumaines, ignobles, où le travail d'enfants ne fait pas exception et où la semaine de 40 heures ou la notion même de retraite sont encore du domaine du rêve et de l'utopie.
Au nom de la maximisation du profit à tout prix, d'une croyance aveugle dans la croissance économique qui trop souvent ne se soucie pas de la qualité ni de la durabilité de ses actions, cette "globalisation" détruit les bases mêmes de nos communautés, de nos ressources et de notre paix sociale, de la paix tout court.
En tant que salariés et syndicats, nous nous devons de ne plus rester dans le rôle de "victimes" de cette évolution.
Il est temps de revendiquer pour nous tous une autre
globalisation, une globalisation à visage humain.
Tâche certes pas facile, une tâche de longue haleine aussi. Elle nous demande de nous engager dans notre pays, sur notre lieu de travail, ici à Luxembourg, dans la Grande région, dans l'Union européenne, pour défendre nos droits et améliorer nos conditions de travail.
Mais elle nous appelle aussi à regarder au-delà de nos frontières nationales et de penser l'avenir en termes d'interdépendance et de développememt commun sur un plan plus large.
Avec l'ONG OGBL Solidarité syndicale A.s.b.l. qui a pour objet de proposer des projets de développement économique, social, technique et culturel en faveur des pays en voie de développement, nous pouvons tous apporter une contribution modeste certes, mais aucunement négligeable pour avancer vers un monde plus équitable.
Pour cela il ne faut pas grand chose, chacun peut y apporter sa contribution. "
A good head and a good heart are always a formidable combination." disait Nelson Mandela : Il ne faut que la tête sur les épaules, et le coeur au bon endroit.

Extrait du discours de principe de Jean-Claude REDING* au Congrès OGBL 2004
"[...] Ces 20 dernières années notre monde a par ailleurs été fortement influencé par la mondialisation de l'économie, phénomène que l'on ne saurait simplement qualifier de commerce mondial en expansion ; au cours de son histoire, l'économie mondiale a déjà connu des périodes de boom conjoncturel - ce fut le cas notamment avant la première guerre mondiale. [...] Résultat de cette évolution qui remet en question le rôle régulateur des Etats et suit une logique de marché unilatérale : nous découvrons comment la logique du profit s'impose aux dépens des hommes et de leur environnement.
La mondialisation offre toutefois des opportunités de développement et, finalement, l'utopie d'un monde uni, pacifique et démocratique, dans lequel les hommes seront solidaires entre eux, dans lequel ils pourront discuter, se parler et travailler ensemble est en soi une utopie positive, un objectif servant lui aussi le principe de la solidarité internationale. Mais il faut pour cela réorienter de toute urgence la mondialisation, lui donner une dimension sociale, l'adapter aux impératifs du développement durable. En d'autres mots, nous devons défendre le concept d'une mondialisation juste et équitable, qui intègre les intérêts d'ordre économique, social et écologique aux niveaux local, régional, national et mondial, qui respecte les droits de l'Homme, qui respecte l'identité culturelle des peuples, qui respecte les droits démocratiques et les règles du jeu démocratique. Nous avons besoin d'un ordre économique mondial qui repose sur des règles équitables, susceptibles de garantir la justice sociale et de promouvoir la solidarité, des règles qui garantissent l'obligation pour tous les acteurs économiques, y compris les grands groupes, les fonds d'investissement, les commerçants et les acteurs financiers, de rendre compte de leurs activités. La responsabilité sociale ne saurait être un simple instrument de marketing, un slogan publicitaire, mais doit au contraire être instituée en directive contraignante dont toute violation devra être sanctionnée. En conséquence, la Confédération internationale des syndicats libres revendique une réforme en profondeur de l'Organisation mondiale du commerce et du Fonds monétaire international, de même qu'un renforcement de l'Organisation internationale du Travail et des organismes des NU tels que l'Organisation mondiale de la Santé, l'UNESCO, etc. Tant que la mondialisation n'aura pas acquis une dimension sociale, l'OGBL poursuivra son action aux côtés des critiques et des opposants à la mondialisation. Nous ferons pression sur le politique et l'économique avec tous les moyens dont nous disposons afin que le Luxembourg s'engage lui aussi pour une mondialisation équitable. [...]"
*) extrait du discours de principe de Jean-Claude REDING au Congrès de l'OGBL 2004
PDF du discours complet sur le site internet OGBL
